Reporters sans
frontières, une association reconnue d'utilité
publique
Alors que plus d'un tiers de la population
mondiale vit dans un pays où il n'existe aucune liberté
de la presse, Reporters sans frontières œuvre
au quotidien pour que l'information reprenne ses droits. En
2003, 42 professionnels des médias ont perdu la vie
alors qu'ils travaillaient pour nous informer. Actuellement,
plus de 130 journalistes sont emprisonnés dans le monde
pour avoir simplement voulu exercer leur métier. Au
Népal, en Érythrée ou en Chine, un journaliste
peut passer plusieurs années en prison pour un mot
ou une photo. Parce qu'emprisonner ou tuer un journaliste,
c'est éliminer un témoin essentiel et menacer
le droit de chacun à l'information, Reporters sans
frontières mène son combat depuis près
de 20 ans.
Défendre la liberté de
la presse au quotidien
- Alertée par son réseau
de plus de cent correspondants, Reporters sans frontières
dénonce les violations de la liberté de la presse
dans le monde en informant les médias et l'opinion
publique par des communiqués de presse et des campagnes
de sensibilisation.
- L'association défend les journalistes, collaborateurs
et professionnels des médias emprisonnés ou
persécutés pour leur activité professionnelle.
Elle dénonce les mauvais traitements et la torture
qui sont encore des pratiques courantes dans de nombreux Etats.
- L'organisation soutient les journalistes menacés
dans leur pays et aide les familles privées de ressources.
- Reporters sans frontières lutte pour faire reculer
la censure et combat les lois visant à restreindre
la liberté de la presse.
- L'association agit également pour améliorer
la sécurité des journalistes, notamment dans
les zones de conflit. Elle s'engage dans la reconstruction
des médias et le soutien financier et matériel
des rédactions mises en difficulté.
- Enfin, Reporters sans frontières s'est dotée,
en janvier 2002, d'un bras judiciaire en créant le
réseau Damoclès. Pour que les assassins ou les
tortionnaires de journalistes soient jugés, le réseau
intervient aux côtés des victimes, devant les
juridictions nationales et internationales compétentes,
afin de mettre en œuvre les actions judiciaires appropriées.
Reporters sans frontières, une
organisation internationale
L'action de l'organisation est relayée
sur les cinq continents grâce à ses sections
nationales (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France,
Italie, Suède et Suisse) et ses bureaux à Abidjan,
Bangkok, Montréal, Moscou, New York, Tokyo et Washington.
Elle travaille en étroite collaboration avec des organisations
locales ou régionales de défense de la liberté
de la presse, membres du « Réseau Reporters sans
frontières », qui représentent l'Afghanistan,
l'Argentine, le Bangladesh, la Birmanie, Cuba, l'Erythrée,
le Pérou, la République démocratique
du Congo, la Russie, la Tunisie et l'Ukraine.
Les coordonnées complètes
des différentes branches de l'organisation sont disponibles
sur www.rsf.org
www.rsf.org : un site d'information
sur la liberté de la presse
Trilingue (français, anglais,
espagnol), le site de Reporters sans frontières recense
quotidiennement les violations de la liberté de la
presse dans le monde. Réactualisé plusieurs
fois par jour, le site fonctionne comme une agence d'information
sur la liberté de la presse. Il propose aux internautes
de se mobiliser en faveur de la libération des journalistes
emprisonnés en signant des pétitions. Pour contourner
la censure, il présente à l'occasion des articles
interdits dans leur pays d'origine, héberge des journaux
qui ne peuvent être édités dans leur pays
et donne la parole à des journalistes contraints au
silence. Visité chaque mois par environ 200 000 personnes,
il présente également des dossiers complets
sur des affaires de presse et un "baromètre"
qui donne une synthèse des atteintes à la liberté
de la presse au jour le jour.
Trois temps forts pour la liberté
de la presse
Reporters sans frontière célèbre,
le 3 mai de chaque année, la Journée internationale
de la liberté de la presse, et publie, à cette
occasion, un rapport complet sur la situation dans plus de
150 pays. L'association propose, par ailleurs, à des
rédactions du monde entier de soutenir des journalistes
détenus grâce au « parrainage ».
Une fois par an, la Journée des journalistes emprisonnés
est l'occasion de briser le silence et de parler de la situation
de ces reporters, enfermés pour avoir voulu nous informer.
L'association remet chaque année, le 10 décembre,
le Prix Reporters sans frontières - Fondation de France
à un journaliste qui s'est illustré dans la
défense de la liberté de la presse dans son
pays.
Reporters sans frontières mène
son combat quotidien grâce à la vente de deux
magazines de photographies par an, grâce aux dons et
au soutien de certaines institutions.
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